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Supercilious - Infinite Spaces

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Supercilious Infinite Spaces

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Face à la frénésie ambiante, certains s'épuisent dans une vaine tentative de sprint sans fin. D'autres préfèrent s'affranchir du temps pour se concentrer sur l'essentiel.

Depuis le premier album de Supercilious, Next Time We Go Sublime paru en 2004, Alexandre Vaudin a ainsi vaqué à ses occupations, fait des rencontres, publié un disque ravageur et ravagé sous le nom d'Emergency Broadcast System (2009). Dans l'intimité de son studio domestique, il a aussi composé des musiques pour des pièces de théâtre ou de la publicité. Puis, il a ressenti le besoin de reprendre son costume de super-héros imaginaire. Mais comme Batman avec Robin, le Tourangeau n'est plus seul, puisque son vieux compagnon Alban Chaline, l'accompagne désormais à temps plein. Supercilious revient donc deux fois plus fort qu'auparavant avec un album qui regarde vers le ciel.

Infinite Spaces reprend les choses là où elles étaient restées, toutes ces années, pour les amener ailleurs, bien plus loin ...

Dans son royaume des émotions, la rage peut laisser place à une profonde mélancolie. Ainsi, Delusion Of Grandeur s'applique à concasser nos états d'âme à la façon Warp, alors que Mon Egérie Est Bien Jolie est une confidence d'une grande douceur mélancolique. Pour les aider dans leurs aventures, le binôme a pu compter sur l'aide de Yucky Yummy qui apporte une nouvelle fois son timbre mutin (Three Minutes, I Remember) et de la voisine de pallier Natasha Penot (Grisbi, The Apartments). Celle-ci illumine Hey Lacombe Would You Play It Once Again For Me Please ? puis se fait malmener le temps de Delusion Of Grandeur. Son compagnon au sein de Grisbi, Antoine Chaperon, est aussi de la partie pour le mixage, l'enregistrement et certaines parties de guitares. On retrouve aussi Nicolas Jaumain (Nestor Is Bianca) à la batterie, Jean Gatien Pasquier à la trompette, le quatuor à cordes 440hz (Ez3kiel), ou encore le bassiste Sylvain Jegorel (Natsat).

Il suffit dès lors de voir ce groupe de "Fantastiques" fédérés autour de Supercilious pour comprendre qu'Infinite Spaces n'est pas l'œuvre d'un artiste recroquevillé sur ces machines mais bénéficie de la puissance du feu croisé de l'électronique et de l'organique. Des escarmouches depuis un mur de guitares (The End Of The Reign), un mouvement symphonique digne de Max Richter (Empty Spirits), une pièce d'électronica ascensionnelle comme un ballon lâché vers le ciel (The Yoko Song), Supercilious fait tout son possible pour épancher nos errements sentimentaux et panser nos plaies.

Supercilious - Hey Lacombe, would you play it once again for me please